Bienvenue!!!

7 février 2010 par Pierre-Marie 8

De la curiosité, des bons mollets et une réelle envie de découvrir le monde de la vigne et du vin, voilà ce qu’est VINOVELO. Aprés une traversée des vignobles du Languedoc en 2009, puis un trip de 4 mois dans le NORD-EST américain (Québec, Ontario, New-York) en 2010, l’envie de pédaler dans les vignes est toujours présente. Hier Bordeaux, Corbières, demain sera fait de sol de vignes et de vins. De temps en temps je me pose devant mon clavier, partageant mes pérégrinations. Vivement de nouvelles aventures…

(Les images, dessins & photos présents sur le site ne sont pas libres de droit, merci de ne pas les utiliser sans autorisation préalable. Contact en haut à droite)

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Geologia portuense

15 mars 2012 par Pierre-Marie 0

La géologie connaît de nombreuses applications dans notre vie de tout les jours. Chacun sait (ou presque) que le pétrole n’aurait pas son importance sans l’activité tenace des pétrologues. Quant aux amateurs de pinards, ils s’émeuvent souvent (trop?) d’une dégustation avec échantillon de « terroir »   illustrant propos et ressentis.

Ce jour là, à Porto, je patientai sagement dans les couloirs de la Universidade do Porto en lisant les planches des recherches passées du labo. J’ai alors découvert que l’on étudiait l’impact des facteurs environnementaux sur l’altération des roches de construction pour mieux comprendre à la fois l’évolution du bâtis portuense, comme de l’évolution du granite soutenant la cité invaincu.

De mon côté j’étais venu chercher de l’information sur les grands faciès géologiques et pédologiques de mes régions d’investigation. J’ai alors rencontré Helena et Jorge, respectivement structuraliste et hydrogéologue. L’hospitalité portugaise opérant, une petite heure de discussion et de prospection à la BU, nous aura suffis à combler tant ma requête que mon sac de cartes et autres notices explicatives.

M’en retournant, j’observai au loin le Douro,  traçant dans le granite de la ville son belliqueux mais paisible lit.

Eu e meu Bacalhau

13 mars 2012 par Pierre-Marie 2

Au Portugal on aime le poisson. Dommage que « Morue » soit un peu trivial en langue française. Au Québec on dirait « qu’ça na pa’d'bon sen » d’écrire une telle déclaration d’amour sur un mur de la ville. Dans les petits boui-boui du pays qui serve un « almoço » de qualité à bas prix, il n’est pas rare de rencontrer de la morue (bacalhau), du maquereau (carapau), du calamar (lula), des poulpes grillés (polvos grelhados), etc. Le tout accompagné de riz (arroz)  ou de batatas fritas (pommes de terre frites), arrosé d’un Vihno Verde, ou même de blancs secs du Douro éclatant de fraîcheur, floraux et épicés. C’est ça le Portugal, des choses simples, des poissons qui ne s’ont pas parallépipédiques, et qui ont les saveurs de l’Atlantique.

Bacalhau, eu amo te!

Du Porto à Porto!

7 mars 2012 par Pierre-Marie 0

Le ville de Porto regorge de lieux où boire, déguster du Porto. Ici, non loin de la Ribeira, une sélection soignée de crus de la célèbre vallée nous tend les bras. Cet ici, c’est la Maison des Portos (Vinologia). Une enclave francophone orchestrée  par Jean-Philippe DUHARD depuis le début des années 2000.

L’accueil est chaleureux, l’ambiance cosy. Du vin au verre à la formule de dégustation, en passant par les petits encas à croquer, il y a l’embarras du choix.  Une particularité: les Portos proposés sont essentiellement le travail de récoltants/producteurs. Une goutte d’eau dans une filière où la production est dominée par les  grandes maisons tel Porto Cruz, Offley, Sandeman, etc…

Au terme d’une ou plusieurs visites à la Maison des Porto, si l’envie vous en dit, vous pourrez toujours repartir avec quelques bouteilles, vous les faire envoyer par la poste, ou les commander plus tard par internet.

D’ici là Saúde!

O Douro – Vertiges des terrasses

5 mars 2012 par Pierre-Marie 2

Difficile d’échapper à la vallée du Douro lorsque l’on pose ses valises au Portugal. Et pourtant l’accès n’est pas si aisé que cela. ‘Eu e meu bacalhau’ sommes partis by car (pour une fois) exploré cette contrée.

Amarante au bord du rio Tâmega, affluent du Douro, Regua, Pinhao puis Sao Jao do Pesqueira méritent les détours et virages qu’imposent le relief. Les terrasses, les points de vues, les quintas perchées, tout invite à un retour plus posé. Sur un vélo par exemple, le temps de contempler le paysages, d’assumer l’effort des montées, et de profiter des folles descentes rejoignant le Douro. Le rendez-vous est donné.

Une idée du parcours by car

Un sol à la plancha – Se faz favor!

3 mars 2012 par Pierre-Marie 4

Après l’acide chlorhydrique, la planche blanche. L’invention pédologique ne date sûrement pas d’hier. Pour ma part je ne peux que signaler une parentalité toute récente, celle de Maxime, mon maître de stage de fin d’étude, responsable sols au service Vigne et Vin de la CA33 (Chambre d’Agriculture Gironde).

Je l’imagine encore scier une planche en bois à pas d’heure dans son appartement/atelier, et poser les dernières finitions (écriture des 20 centimètres) avant l’attaque du premier sondage en plein milieu de l’Entre-Deux-Mers.

C’est donc en disciple que j’ai renouvelé l’acte ici même au Portugal. Luis, natif portugais francophone, m’aura fournis la belle planche. Parée à essuyer plus de 200 sondages lusitanien. On notera les avantages et inconvénients d’un tel instrument.

AVANTAGES

+ Elle sert de support plat pour disposer les échantillons.

++ La planche blanche permet une lecture facilité des couleurs des sols sondés.

+++ Mon pote Gaillac, photographologue, m’aura appris que le fond blanc nous servira pour faire une photographie du sondage. On réglera la balance des blancs sur une zone blanche vierge de sols. Après quelques sondages humides, il faut tout de même penser à passer un coup de chiffon.

++++ Enfin on peut faire de sympathiques montages photos expliquant l’organisation et la répartition géomorphologique des sols.

INCONVENIENTS

- Un peu sale en fin de journée, cela fait un outil de plus, plein de terre, à mettre dans votre voiture toute propre.

– L’outil peut-être un peu lourd suivant le matériau utilisé. Prévoir 2-3 journées d’adaptations à votre bras gauche ou droit. On pourra écrire un article ultérieurement sur: comment transporter ses outils dans les champs et dans les vignes.

C’est une solution parmi d’autres. On pourrait aussi penser à des feuilles de papier blanches (non réutilisables), à un rouleau de plastique blanc (trop flexible pour le transporter), ou à une gouttière en plastique blanche (pas mal mais pas top pour la balance des blancs).

Alors cette plancha?

O conceito de Terroir!

2 mars 2012 par Pierre-Marie 0

Dans la région de Monção, en parcourant les villages et vignobles, une particularité du paysage ne passe pas inaperçu. Ainsi, une grande partie du Nord Portugal est géologiquement granitique. Le paysage est similaire à celui du massif du Sidobre près de Castres. Le granite, altéré concentriquement forme alors des boules énorme, le plus souvent apparentes sur les hauteurs.

Ici le granite on le découpe en grosses frites. Et ce sont ces dernières qui façonnent le paysage. Qu’elles délimitent les parcelles, servent à maintenir les vignes en pergola, où constituent les pieux d’appui des bouts de rangs, elles semblent avoir toujours été là.

On se demande alors comment autant de frites de granite ont pu être façonnées et disposées sans jamais être détruite ou cassée. Malheureusement, tout ces efforts sont aujourd’hui cachés sous la végétation, voir souvent détruits de-ci de-là, oubliés au profit d’une restructuration mécanisée, et violente, du vignoble.

A l’heure où les bourguignons défendent leurs climats et leurs clos immuables, il est un peu triste que, pour ces vignobles d’ailleurs, ces petits détails qui font le « terroir » disparaissent au profit d’une viticulture de précision.

Tu n’aurais pas vu mon Acide Chlorhydrique?

1 mars 2012 par Pierre-Marie 0

Lorsque l’on tripatouille les sols d’un domaine viticole à longueur de journée, il n’est pas rare de semer au fil des sondages quelques outils de travail. J’en connais même qui se plaisent à laisser du matériel au fond d’une fosse, oubliés à jamais lorsque celle ci est rebouchée.

Pour ma part c’est la pissette d’Acide Chlorydrique que j’oublie parfois. N’osant pas trop la loger dans ma poche (ouille), je ne sais jamais où la mettre. A tel point que me levant, paré pour un nouveau sondage, elle me sort de la tête.

L’autre jour, l’ayant cherché pendant plus d’une demi-heure, les ouvriers viticoles non prévenus de ma venue sur le site se sont alors demandé ce que je faisais tête baissé à descendre et remonter les rangs de vigne ,désespéré.

L’Acide chlorhydrique, bien que de nom peu poétique, permet de vérifier la présence de carbonates (calcaire) dans les sols. Si il y en a peu, cela mousse peu. Et si il y en beaucoup alors là ça chante, pchhhhhh! Pour la vigne, cela induit souvent une indisponibilité du Fer, et donc des réactions physiologiques peu souhaitables. C’est comme pour les machines à laver et le Calgon, il faut alors veiller à adapter la plantation en fonction de ce critère.

Une petite description de la chlorose ferrique ICI

L’histoire de Pierre Viala qui a sauvé les vignes de la chlorose ferrique ICI

Un Printemps portugais

26 février 2012 par Pierre-Marie 1

La vague hivernale qui a traversée l’Europe il y a trois semaines ayant rejoint la Sibérie, la douceur portugaise a repris ses droits. Les matins brumeux des vallées des Rios do Minho, do Cavado ou do Douro précèdent des après-midis chaleureux et ensoleillées. A Porto même , le soir, la douceur d’un verre de Port se conjugue avec une atmosphère quasi-printannière.

18°C, c’est ce qu’annonçait vendredi soir la thermomètre de la pharmacie de la « Rua dos Clérigos ». T-Shirt à manche longue et petite polaire, je m’apprêtais alors  à fêter mes 26 Printemps, loin des tracas de grippes, ou de nez humides.

Até jo !

J’ai posé mes valises au Portugal

23 février 2012 par Pierre-Marie 2

Crépuscule sur Anadia. Notre Dame de Fatima veille dans un coin.

Au terme d’une semaine de tranquillité angevine, et d’un week-end de coolitude nantaise, j’ai dû me faire violence au petit matin du 20 Janvier pour rejoindre « by train » la folie parisienne. Lundi, je m’envolais alors pour le Portugal.

Terre viticole s’il en est, l’enfant terrible de l’ibérie, m’accueille en son sein pour une mission « terroir ». Pour l’occasion, chaque jour sur vinovelo, une petite photo pour parler de ce pays, de ses paysages, de ses sols, de ses vins.   Il y aura de toute évidence de nouvelles rencontres viticoles et pourquoi pas, quelques kilomètres parcourus à vélo dans la pampa portugaise.

Bon Dia, e amanhã!

J’ai posé mes valises dans le Tarn

3 février 2012 par Pierre-Marie 3

Au détour du Tarn

Ambiance 1900 dans le Tarn ? On s’y croirait presque à parcourir le territoire en bagnole armé d’une tarière, d’une pelle et d’une pioche. C’était l’automne, c’était l’hiver. De Décembre à mi Janvier, un parcours initiatique en pédologie. Autonomie, solitude, pluie, soleil.

Je vibre pour un hobby devenu job…casser du cailloux, creuser des trous. Admirer le paysage, évaluer les pentes. Goûter de la texture, s’émerveiller d’une belle structure. Passer le bonjour à monsieur le vers de terre, observer ses congénères aux noms moins connus. Epuisé contre un sol trop sec, dépité devant une nappe d’eau qui remonte.

Dans ce département, les vignes ne sont pas si loin. Gaillac, Albi , Cordes sur Ciel. Les terrasses du Tarn laissent place à des calcaires durs plus au Nord. Cependant la grande culture prédomine. Le paysage de bocage côtoie de grande parcelles nues où poussent d’énormes éoliennes. Enfin les forêts et montagnes telles la Grésigne, vieux massif permo-triasique, les monts de Lacaune ouvrant les portes du Haut Languedoc, ou encore le Sidobre massif granitique aux formes arrondies, offrent quiétude et réservent quelques rencontrent cervidées.

Aux portes de la forêt de la Grésigne

Au crépuscule de cette expérience. De tous ces trous ouverts à l’huile de coude, rebouchés avec méthode et tristesse. Je lis un peu de tout sur le net à propos des sols et de leur étude. Un gloups amer m’échappe quand je lis certaine phrases toutes faites comme : « Ce sont les seuls à se déplacer sur le terrain, pour étudier non seulement la composition et l’agencement des horizons « (A propos des Bourguignon – lemonde.fr – 27/01/2012).

Ils oublient alors, tous les différents acteurs du monde agricole qui agissent pour ces sols. Les programmes nationaux d’Inventaire – Gestion – Conservation des Sols dirigé par l’Unité sol de l’INRA d’Orléans. Les unités de recherches du CNRS, et encore les autres bureaux d’études privés qui font aussi leur job.

Il est facile de s’imaginer un beau sol, bien entretenu en buvant un vin « bio » ou « nature ». On imagine moins souvent les sols sacrifiés en parcourant les parking de ces temples de la consommation que sont IKEA, Carrefour, Mc Donald, voir même Biocoop.

GlOuPs !!!

Ci-dessous un petit résumé d’une vingtaine de profils ouverts et décrits dans le département du Tarn

Vendredis du Vin #42: Yak Yak Yak – That was New-York State!

27 janvier 2012 par Pierre-Marie 1

 

Comme Hubert de la Pâtefeuilleté j’eusse à traverser l’Atlantique. Je partais ainsi à la rencontre d’une contrée viticole peu connue, oubliée, où les clichés vont bon train. Quand certains pensaient que la tribu des Shavashavas étaient des sauvages, d’autres aimaient dire que les vins de la région des Finger Lakes goûtaient la mélasse frelatée.

Finger Lakes Wine Region, le nom sonne exotique. Encore plus exotiques sont ces lacs qui abritent sur leurs rives radoucis, quelques arpents de vignes. Cayuga Lake, Seneca Lake, Keuka Lake, Canandaigua Lake. Ensemble aux consonnances amérindiennes, aujourd’hui exploité par des « scalps » d’origine et de confessions diverses. La région viticole des Finger Lakes, recèle quelques trésors au milieu de ce nulle part qu’est l’Upstate New-York.


Which is the funniest way to visit Finger Lakes wine region?

By bike certainly!!! Oui c’est en vélo qu’il faut visiter la région. Epique l’affront du vent. Humide les épisodes pluvieux. Mais sublimes le bleu des lacs. Epoustouflant le vert reflet des rives boisées ou cultivées. Enfin, grisante la satisfaction des nombreux miles parcourus, parfois avec impatience, pour aboutir en des lieux gardiens d’une viticulture ayant pris son essor alors que le phylloxéra ravageait l’Europe occidentale.


Where should I go to taste the best East US wines ?

Bien qu’il ne fasse pas toujours « HAUD », l’on mange et l’on goûte « BON » dans le coin. De cette épopée états- unienne je retiens un spot par lac. Ainsi, sur Cayuga il vous faudra pousser la porte du Sheldrake Point Vineyard, où Bob Madill, le manager, opère avec passion, faisant croître sans cesse la qualité des vins de la région. Sur Seneca, Herman J Wiemer, est un des vignobles ayant une démarche de sélection parcellaire la plus poussée. Le plaisir est au rendez-vous avec des cépages blancs septentrionaux comme le Gewurztraminer ou le Riesling. Sur Keuka, Dr Frank vineyard reste le dinosaure de la région. Le fondateur d’origine allemande aurait été à l’initiative de l’implantation des cépages vinifera à la fin du XIX°. Aussi il participa aux premiers essais du « American Rootstock », le fameux porte-greffe américain, sans lequel nous ne pourrions plus boire que de l’eau. Enfin, pour le plaisir du palais et la découverte d’un ensemble de la production des vins et spiritueux de l’état, un stop s’impose au New-York State Wine & Culinary center à Canandaigua. De mon passage, je garde un souvenir d’orge et de malt.

New-York State whatever !

L’Etat de New-York ne se résume pas qu’aux Finger Lakes. Le Lac Erie, la Hudson River ou encore Long Island sont aussi des régions de production. Entre les paysages ruraux, la traversée des Appalaches, la brise marine de la côte Est, et l’ivresse de New-York City, New-York State must be the next place to have a trip. L’accueil est chaleureux, et que ce soit en ville ou dans les champs, dans un starbuck ou dans un wine bar, tout est prétexte pour échanger, discuter, et s’enivrer.

Il ne vous reste qu’une seule chose à faire : Enjoy New-York State !!!

Reine de terre & son coeur d’Oré – Miam!

22 janvier 2012 par Pierre-Marie 0

 

Petit clin d’oeil à la Coupe du Mont d’Or de combiné gastronomique d’Olif. Bien installé dans le Haut-Doubs, à Chapelle des Bois, remis des émotions de la coupe du monde, le Mont d’Or s’est ici conjugué avec de la pomme de terre finement rapé et du bresi. Un petit délice accompagné d’un velouté d’endive, la fée verte des champs. En accompagnement on aura servi un Chardonnay AOC Côtes du Jura de chez Bonnot (Saint Lothain). Non pas « LE » grand vin de l’épicerie Croq’Jura de Lily, mais un vin honnête au nez citronné, sur la pêche blanche, tirant un peu sur l’acidité. On aurait bien tenté une petite crême au savagnin pour accueillir les paillassons, mais ce n’est que partie remise.

Vinovelo.fr – Une nouvelle adresse pour de nouvelles aventures

22 janvier 2012 par Pierre-Marie 0

Au détour du Tarn

Vinovelo a, depuis une semaine maintenant, changé d’adresse. Encore en maintenance, les photos présentent sur la version terredevins du site devraient réapparaître dans la semaine.

En attendant pas de panique. De nouvelles aventures sont à prévoir avec un bilan de 6 semaines pédo-tarnaises, et des pérégrinations en terres ibérico-viticoles. A vos souris.

Google, Sténon et la Géologie

11 janvier 2012 par Pierre-Marie 0

Quand Google consacre son Doodle du jour à l’un des pères de la géologie, cela ne doit pas passer inaperçu. Il s’agit en effet du 374° anniversiare de Nicolas Sténon, evèque de son état. Le Doodle en question met en image le principe de superposition. Ce principe permet une classification, dans le temps, d’entités géologiques.


Outre tout les wikis disponibles sur Internet, il existe un ouvrage intéressant pour mieux comprendre le travail de l’érudit. Paru en 2008 aux éditions JC Lattès il s’intitule La Montagne et le Coquillage. Le roman historique nous transporte dans un monde où la géologie n’existe pas encore , et où l’Eglise et le peuple considère les fossiles, apparaissant au jour en général après chaque labour, comme des créations de Dieu disposées là pour le plaisir des yeux.

Toulousains, le livre est disponible à la médiathèque. A vos marques-pages.

 

Ah ce coquin de Musset !

9 janvier 2012 par Pierre-Marie 0

Il se joue ce mois-ci à Montpellier une pièce plaisante, mais néanmoins dramatique, faisant l’éloge des plaisirs de la terre. L’amour du vin de Campanie et des femmes napolitaines.

Jusqu’au 22 Janvier, la porte du théâtre Pierre Tabard est grande ouverte. L’ambiance est carnavalesque, la compagnie Je Pars à Zart, ainsi que la compagnie de la Traversée dressent le décor hors les murs. Si le cœur vous en dit, on chante, on danse, avant que les portes de Napoli ne s’ouvrent sur le sort de Coelio, Marianne, Octave et Claudio.

La création, fraîche d’un mois seulement, respire la jeunesse. Les quatre comédiens, espiègles, nous livrent un travail abouti, guidés par une mise en scène rusée. Elle nous transporte dans cet autre temps, dans cet autre lieu. Le théâtre Pierre Tabard signe là une belle production. On en redemande.

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Napoli, le vin coule à flot, le carnaval bat son plein. Et pourtant, Coelio, dont le cœur ne peut se résoudre à vivre sans l’amour de la jeune Marianne, s’enlise dans le désespoir.

« C’était un homme d’un autre temps ; il connaissait les plaisirs et leur préférait la solitude ».  Octave, son ami, qui ne recule ni devant l’ivresse, ni devant la chair, aura pour mission d’enlever Marianne à son cousin, « procès verbal ambulant », le juge Claudio, pour l’offrir à Coelio.

Marianne, tout juste échappée du couvent, jeune mariée, découvre le « compter fleurette ». Brusquée dans un premier temps,  elle entre au fil des rencontres dans une joute orale avec le jeune Octave. Marianne, affirmant sa feminité, ne compte pas se laisser impressionnée par un béguin de jeune premier.

Ah ce coquin de Musset !

Alfred de Musset, aimait visiblement le vin et les femmes. Il donne à Marianne des paroles féministes, progressistes. Pour Octave qui ne connait que l’ivresse et les plaisirs, il saura convaincre la belle Marianne que la vie d’une dive bouteille, ou d’une grappe gorgée de Soleil n’est pas éloignée de celle d’une napolitaine

Extraits de l’Acte II Scène Première

MARIANNE.

Je croyais qu’il en était du vin comme des femmes. Une femme n’est-elle pas aussi un vase précieux, scellé comme ce flacon de cristal? Ne renferme-t-elle pas une ivresse grossière ou divine, selon sa force et sa valeur? Et n’y a-t-il pas parmi elles le vin du peuple et les larmes du Christ? Quel misérable cœur est-ce donc que le vôtre, pour que vos lèvres lui fassent la leçon? Vous ne boiriez pas le vin que boit le peuple; vous aimez les femmes qu’il aime; l’esprit généreux et poétique de ce flacon doré, ces sucs merveilleux que la lave du Vésuve a cuvés sous son ardent soleil, vous conduiront chancelant et sans force dans les bras d’une fille de joie; vous rougiriez de boire un vin grossier; votre gorge se soulèverait. Ah! vos lèvres sont délicates, mais votre cœur s’enivre à bon marché. Bonsoir, cousin; puisse Rosalinde rentrer ce soir chez elle.

OCTAVE.

Deux mots, de grâce, belle Marianne, et ma réponse sera courte. Combien de temps pensez-vous qu’il faille faire la cour à la bouteille que vous voyez pour obtenir ses faveurs? Elle est, comme vous dites, toute pleine d’un esprit céleste, et le vin du peuple lui ressemble aussi peu qu’un paysan ressemble à son seigneur. Ce pendant, regardez comme elle se laisse faire!—Elle n’a reçu, j’imagine, aucune éducation, elle n’a aucun principe; voyez comme elle est bonne fille! Un mot a suffi pour la faire sortir du couvent; toute poudreuse encore, elle s’en est échappée pour me donner un quart d’heure d’oubli, et mourir. Sa couronne virginale, empourprée de cire odorante, est aussitôt tombée en poussière, et, je ne puis vous le cacher, elle a failli passer tout entière sur mes lèvres dans la chaleur de son premier baiser.

MARIANNE.

Êtes-vous sûr qu’elle en vaut davantage? Et si vous êtes un de ses vrais amants, n’iriez-vous pas, si la recette en était perdue, en chercher la dernière goutte jusque dans la bouche du volcan?

OCTAVE.

Elle n’en vaut ni plus ni moins. Elle sait qu’elle est bonne à boire et qu’elle est faite pour être bue. Dieu n’en a pas caché la source au sommet d’un pic inabordable, au fond d’une caverne profonde; il l’a suspendue en grappes dorées au bord de nos chemins; elle y fait le métier des courtisanes; elle y effleure la main du passant; elle y étale aux rayons du soleil sa gorge rebondie, et toute une cour d’abeilles et de frelons murmure autour d’elle matin et soir. Le voyageur dévoré de soif peut se coucher sous ses rameaux verts; jamais elle ne l’a laissé languir, jamais elle ne lui a refusé les douces larmes dont son cœur est plein. Ah! Marianne, c’est un don fatal que la beauté!—La sagesse dont elle se vante est sœur de l’avarice, et il y a plus de miséricorde dans le ciel pour ses faiblesses que pour sa cruauté. Bonsoir, cousine; puisse Cœlio vous oublier!

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Les Caprices de Mariannes d’Alfred de Musset (jusqu’au 22 Janvier)

Théâtre Pierre Tabard

17, rue Ferdinand Fabre – Quartier Beaux Arts -

Montpellier

Tel : 04.99.62.83.13 / 06.62.79.81.25 (le weekend)

Picrate, Whisky & Cie…Rencontre avec Jean-Charles Huon

18 novembre 2011 par Pierre-Marie 2

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Verse moi du vin

Et dis moi que c’est du vin

Verse moi à boire

Que ce soit public et notoire

Ce n’est qu’à jeun que je sens que j’ai tort

Je n’ai gagné qu’en étant ivre mort

Poème pioché dans Zéro, Denis Guedj

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En vadrouille en pays rennais, sur le point de retrouver mon « Entre-Deux » pour finaliser mon rapport de stage, j’ai fait le crochet en terre d’Anjou. Une bonne occasion se présentait pour m’y rendre : un rendez-vous avec Dom Huon, Juan-Carlos del ptijournalduvinnaturel, prince de la picole sans soufre. Récit.

Après une tentative infructueuse de rentrer sans le sou dans un bus de la capitale angevine, le scenic bleu de Jean-Charles vient me cueillir à Belle Beille, non loin des bureaux de l’INRA d’Angers où réside l’unité mixte de recherche impulsée par les travaux de René Morlat, Ze monsieur terroir de la Loire.

Pour mon hôte, le Lundi c’est un peu famine et sécheresse à Angers. La plupart des bonnes adresses sont fermées. Qu’à cela ne tienne, un troquet à l’intérieur bois ardoise (forcément) nous ouvre ses bras. Nous échangerons autour d’une cuisine bien Frenchy : Terrine, cuisse de poulet, purée maison, gâteau au chocolat, picrate du Gard et café d’ailleurs.

Quand arrive la visite du cœur historique de la ville (fraîchement tramwisée), le cœur léger mais la panse un peu plus lourde, ce n’est pas un itinéraire historique que le Dom Huon délivre, c’est un palmarès gastroenotouristique des meilleurs caves du coin, des restaurants les mieux côtés comme des lieux qu’il ne faut pas fréquenter.

Questions bouchons dont il faut passer le pas de la porte, l’hôtel particulier du Dom Huon n’est pas en reste. L’Apérovino s’impose au crépuscule d’une journée bien remplie. Jaja était là. Elève non sérieux j’ai fait l’hédoniste sur les bouteilles débouchées. Loire, Bourgogne ou l’Alsace nous fîmes effectivement honneur au whisky. Le pub « L’irlandais » d’Angers n’ayant en stock que du Clan Campell et du Jameson nous rebroussâmes chemin. Les petits échantillons du Dom ne firent pas vieux os, Bunnahabain et Cie gouleyants dans nos heureux gosiers.

Tels piccolo et saxo jouant un bœuf sans canards, nous piccolâmes sans soufre (ou presque) ni fausses notes.

Les ignorants…du vin et des bulles !

24 octobre 2011 par Pierre-Marie 4

 

 

Ambiance paisible au milieu des vignes de Richard Leroy. L’heure est à la taille, et bien qu’il fasse froid, Etienne Davodeau ne boude pas son plaisir de découvrir, pratiquer et croquer ce monde qu’il ne connaît pas, ou presque. Richard & Etienne sont copains. Un jour, autour d’un verre, ils se sont lancés le défi de croiser leur travail respectif. Richard dévorera les planches que lui suggérera Etienne. Etienne dégustera les vins que lui présentera Richard. Etienne travaillera pour la première fois les vignes de Richard, ce dernier n’ayant plus l’occasion de buller devant son terroir, tout dévoué qu’il est à suivre Etienne dans ses pérégrinations dédiées au 9ème art.

Richard Leroy est vigneron, pratique la biodynamie, prépare ses pulvérisations de bouse de corne, ou de décoction de plantes avec son copain Bruno, respecte son sol, parle à ses vignes, et est un peu poète. Etienne Davodeau, sous un trait fin et réaliste, publie des œuvres tout aussi poétiques, décalées et non dénuées d’humour. Les deux arts se croisent, les parallèles parfois décrites sont plus souvent suggérées. Les textes fluides n’omettent pas de faire divaguer nos yeux sur les paysages noir & blanc de l’auteur, laissant entrevoir l’entrelacs des couleurs que les saisons opèrent sur le vignoble. Saisons synonymes de dormance, débourrement, vigueur, maturité et vendanges pour l’un, comme les étapes d’un projet : épreuves, planches en cours de réalisation, échéances, bouclage, et impression pour l’autre.

La Loire, Paris, le Jura, Patrimonio, Bastia, Saint Malo autant de lieux qui font appel à des vins, des vignobles, de lieux de culture et de partage de la bande-dessinée.

Biodynamie, Parker, chimique, Moebius, réaliste, sans soufre, Gibrat, Comics, autant de mots et de noms qui font appels à des écoles, des techniques de dessins et des pratiques culturales.

Le vin & la BD se rejoignent. L’un et l’autre peuvent-être conventionnels, conquérant le grand public dans les grandes surfaces du boire et du lire. Mais l’un comme l’autre peuvent être dissidents, en marge, offrant le fruit d’un travail atypique, « hors format », souvent recherché par d’humbles dégustateurs-lecteurs avisés. Les deux arts aboutissent à une EMOTION. Celle d’un vin qui nous parle, celle d’une œuvre qui nous touche. Gloups !

Les Ignorants ; récit d’une initiation croisée. Publie chez Futuropolis, à lire et relire sans modération. Assoiffé de lecture et de dive bouteille, vous pouvez relire la BD en notant toutes les références lues par Richard et bues par Etienne (c’est plus marrant) ou vous référer à la glougloubibliographie (BULU) à la fin de l’ouvrage (pour les fainéants).

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(Rectification du 25/10/2011) On me pardonnera (ou pas) d’avoir écris les deux paragraphes suivant, affirmant l’inexistence des schistes dans le JURA. Après insistance de Jean-Charles j’ai finis par trouver mon bonheur dans une colonne stratigraphique des dépôts du JURA (ICI). L’explication est dans l’un des commentaires. Je prie, les concernés, d’excuser mon propre dénie d’ignorance :) . J’irai bien faire un tour là-bas, croiser quelques schistes et pourquoi pas Jean-François Ganevat lui même!

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P.S: On pardonnera (ou pas) l’évocation des schistes du vignoble jurassien. Grosse coquille qui passera sûrement inaperçu. Pour mémoire, le Revermont est le piémont (côté ouest) du massif jurassien. Cette zone géologiquement franche chevauche les dépôts récents (Quaternaires) de la plaine de Saône. Le Revermont, tout comme les plateaux supérieurs (Champagnole, Clairvaux-les-Lacs), et une grande partie du massif, se composent de dépôts calcaires et marneux datants du Jurassique (-200, -145 millions d’années). Les autres formations du vignoble sont colluvionnaires, éboulis calcaires en contrebas des effondrements karstiques (reculées), et des bords de plateaux.

Quid des schistes du Jura ? Les schistes datent le plus souvent de l’ère primaire, compose en Europe ce qu’on appelle les reliquats de la chaîne hercynienne (montagne vieille de 300 millions d’années). On en trouve dans le vignoble Alsacien, dans le Massif Central (Morvan, Montagne Noire, Saint Chinianais, Faugèrois), dans le Massif armoricain, dans les Pyrénées, etc, etc, mais PAS DANS LE JURA ;).

Source : ma petite mémoire de licencié en géologie, et de jurassique nourris au bon lait botano-minéralo-calcaire de Comtoise de pâturages extensif.

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P.S 2: Isolé dans mes Corbières, j’étais moi même ignorant de l’émulation qui s’était déjà créée sur la toile avant mon retour à la civilisation ce week-end à Montpellier. La pipette au 4 vins Olif et Jean Charles du ptijournal du vin naturel en ont parlé sur leur blog. Et ça continue chez oenos

Etes vous « trou du cul » ou Entre-Deux???

13 octobre 2011 par Pierre-Marie 4

Bordeaux, ville viticole, parcourue durant 6 mois. Ce fût une demi-douzaine mémorable. Pour beaucoup, Bordeaux se résume au miroir d’eau, la place de la Bourse, la Garonne (quand on ne la confond pas avec la Gironde), et le pont de pierre. A Bordeaux on vient boire du Médoc, du Saint Emilion, du Graves. Certains sont rive gauche, d’autres rive droite, rares sont ceux qui sont Entre-Deux.

Je suis Entre-Deux. Entre Deux comme Entre-Deux-Mers, et pas entre-deux comme entre fruité & tannique*. Cet Entre-Deux, apprivoisé, goûté, parcouru, côtoyé, un peu chôyé, est cette large bande de terre, ondulée, verte, dont les densités de plantation sont parfois un peu déroutantes. Mais mon Entre-Deux n’est pas taché, pas comme celui du magazine vigneron qui dans un article consacré au prix du marché foncier tient ces propos:

« Entre les deux [entre rive gauche et rive droite, ndla] les vignes des plateaux, terroirs moins prestigieux et moins qualitatifs…connaissent plus de difficultés et des prix plus bas. Ces vérités géographiques et géologiques se retrouvent sur le marché des domaines viticoles ».

Ces vérités-là me font sourire. La vérité géographique n’est-elle pas finalement le résultat d’une réalité historique qui a construit l’entité territoriale et l’image que nous, contemporains, projetons dessus ? La vérité géologique quant à elle est encore moins certaine face à des faciès identiques à la rive droite, sur lesquels on peut retrouver des sols de même épaisseur, de même nature, avec une pente et une exposition quasi similaire. La vérité c’est que l’histoire en a décidé autrement, que les conduites culturales sont différentes, et qu’un certain complexe d’infériorité a eu raison du contraire. Les snobs se gardent les terroirs « qualitatifs » de Saint-E (comme ils disent) oubliant qu’une large superficie est cultivée sur des sols sableux (très goutu comme tout le monde le sait) servis par une valorisation et une image « prestigieuse » des « grands » vins de ce terroir-là.

Dans le fond l’image d’une région viticole se construit un peu  comme on joue  au « trou du cul » (à jouer avec un jeu de 54 cartes), il suffit d’être le fameux trou du cul deux tours de suite et vous y êtes pour le reste de la soirée. Comme c’est souvent le cas pour moi, je me console avec une, deux, trois ‘teilles d’Entre-Deux. Je tente de rester entre-deux [entre rive sobre et rive moins sobre, ndla], histoire de feinter l’intérêt pour le jeu de carte, mais il arrive un moment où je vacille comme une quille.  Et là j’ai vraiment l’air d’un trou du cul !!!

Et vous, êtes-vous Entre-Deux ?

Crédit Photo : AJ Soulier. Parce qu’on est un peu snob en Entre-Deux, photo prise au pied de la butte de Launay, point culminant de la Gironde à 143 mètres.

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*On m’a proposé un soir dans un bar à vin (Le Bôbar, place Saint Pierre à Bordeaux) un entre-deux. J’ai dit OK je suis partant. On me l’a servis, je l’ai goûté, apprecié, puis quand vint le moment de me dévoiler l’étiquette je me suis rendu compte que celui-ci n’était pas un Entre-Deux, mais bien un entre deux. C’était entre fruité léger et tannique charpenté. Entre nous, j’aurais préféré un Entre-Deux.

Il y a un an le Canada (5/6)

12 octobre 2011 par Pierre-Marie 0

 

Je laisse une nouvelle fois le Québec derrière moi. Le temps est venu pour moi de partir à la découverte du « well known Ontario ». Pour débuter mon épopée j’arrive à Toronto où je suis accueilli par la famille de Basia (rencontrée au Prince Edward County). Toronto se revèle être une grande ville bien différente de Montréal, mégalopôle que j’ai par le suite le plaisir de découvrir en résidant dans le quartier de Rosedale, place du viticulteur Norman Hardie. Seul au milieu d’un monde qui fourmille je rédige un guide de survie pour visiter le Canada. Lire la suite »