Picrate, Whisky & Cie…Rencontre avec Jean-Charles Huon

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Verse moi du vin

Et dis moi que c’est du vin

Verse moi à boire

Que ce soit public et notoire

Ce n’est qu’à jeun que je sens que j’ai tort

Je n’ai gagné qu’en étant ivre mort

Poème pioché dans Zéro, Denis Guedj

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En vadrouille en pays rennais, sur le point de retrouver mon « Entre-Deux » pour finaliser mon rapport de stage, j’ai fait le crochet en terre d’Anjou. Une bonne occasion se présentait pour m’y rendre : un rendez-vous avec Dom Huon, Juan-Carlos del ptijournalduvinnaturel, prince de la picole sans soufre. Récit.

Après une tentative infructueuse de rentrer sans le sou dans un bus de la capitale angevine, le scenic bleu de Jean-Charles vient me cueillir à Belle Beille, non loin des bureaux de l’INRA d’Angers où réside l’unité mixte de recherche impulsée par les travaux de René Morlat, Ze monsieur terroir de la Loire.

Pour mon hôte, le Lundi c’est un peu famine et sécheresse à Angers. La plupart des bonnes adresses sont fermées. Qu’à cela ne tienne, un troquet à l’intérieur bois ardoise (forcément) nous ouvre ses bras. Nous échangerons autour d’une cuisine bien Frenchy : Terrine, cuisse de poulet, purée maison, gâteau au chocolat, picrate du Gard et café d’ailleurs.

Quand arrive la visite du cœur historique de la ville (fraîchement tramwisée), le cœur léger mais la panse un peu plus lourde, ce n’est pas un itinéraire historique que le Dom Huon délivre, c’est un palmarès gastroenotouristique des meilleurs caves du coin, des restaurants les mieux côtés comme des lieux qu’il ne faut pas fréquenter.

Questions bouchons dont il faut passer le pas de la porte, l’hôtel particulier du Dom Huon n’est pas en reste. L’Apérovino s’impose au crépuscule d’une journée bien remplie. Jaja était là. Elève non sérieux j’ai fait l’hédoniste sur les bouteilles débouchées. Loire, Bourgogne ou l’Alsace nous fîmes effectivement honneur au whisky. Le pub « L’irlandais » d’Angers n’ayant en stock que du Clan Campell et du Jameson nous rebroussâmes chemin. Les petits échantillons du Dom ne firent pas vieux os, Bunnahabain et Cie gouleyants dans nos heureux gosiers.

Tels piccolo et saxo jouant un bœuf sans canards, nous piccolâmes sans soufre (ou presque) ni fausses notes.

2 réflexions au sujet de « Picrate, Whisky & Cie…Rencontre avec Jean-Charles Huon »

  1. oldman

    Ah, Piccolo, saxo et compagnie… Je ne sais plus qui a le 33T original, mais voila qui pourrait aussi faire un « a deux c’est mieux » intéressant. Piccolo étant une flûte, la musique étant sans surprise mais pétillante, je dégusterais bien un champagne en réécoutant :-)

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