Et si on parlait du sol ? – Let’s talk about soil !

Le SOL est un élément nécessaire à notre vie, le lieu indéniable d’échanges entre le minéral, le végétal, et l’animal, et à l’origine des denrées que nous consommons quotidiennement.

Pour autant le SOL est une ressource finie, soumise à des pressions d’ordre multiple. Ces dernières décennies, l’intensification des pratiques culturales, la restructuration des zones agricoles, ainsi que l’étalement urbain conduisent à des phénomènes d’érosion, de pollution, d’artificialisation, de stérilisation.

Parce qu’il est nécessaire de s’en préoccuper, l’Institut scientifique allemand pour le développement durable ,IASS, a réalisé cette vidéo de 5min à l’occasion d’un premier congrès sur le sol. « The Global Soil Week » qui s’est déroulé à Berlin du 18 au 22 Novembre dernier.

A l’heure où l’on se pose la question de la nécessité d’un n-ième aéroport (#NDDL), ou d’une n-ième LGV sur notre territoire. Parce que le sol est une ressource non renouvelable au même titre que les aquifères fossiles ou les forêts primaires. La réponse se trouve nécessairement dans sa protection et à l’alternative à ces projets dont la réalité écologique est malheureusement alarmante.

Nous ne pouvons pas laisser notre fondement de la vie, disparaître sous l’asphalte

Let’s Talk About Soil – French from IASS Vimeo Channel on Vimeo.

RESSOURCES INTERESSANTES

Site web de la conférence « The Global Soil week »: ICI

Rapport sur l’Etat des sols de France par le GIS SOL: ICI

La tentation du bitume, par Eric Hamelin et Olivier Razemon, Rue de l’échiquier, 2012.

Dossier du magazine alternatives économiques : ICI

Emission France Culture sur l’accaparement des terres : ICI

6 réflexions au sujet de « Et si on parlait du sol ? – Let’s talk about soil ! »

  1. Emilie

    Salut PM,

    Je ne comprends pas pourquoi on bloque les projets LGV alors qu’on sait très bien qu’on aura à la place des routes, et qu’on doit rattraper un retard ferroviaire vers le sud-ouest. Alors oui, un projet LGV est beaucoup moins écologique que ce qu’on le dit, mais le bilan écologique reste quand même à l’avantage du train… Il faut bien faire un choix entre modes de transport!

    Une lointaine contradictrice 😉

    Emilie

    Ps: Sur un tout autre sujet, faudrait que je te parle du mois de juillet prochain… :)

    Répondre
    1. Pierre-Marie Auteur de l’article

      Coucou Emilie,

      Soit rassurée, je fait mes petits trous de pédologue actuellement dans les vignes du Blayais, et les travaux ont bel et bien commencés pour la LGV Tour-BDX. La base du pont sur la Dordogne est d’ailleurs quasi-achevée. On commence récupérer la terre, et à tasser celle que l’on laisse. Le ballaste est en place, et les rouleaux-compresseur sont à l’oeuvre.

      Si l’on remet en question les LGV, autoroutes, Aéroports, c’est que l’on se rend compte que l’on ne pourra pas toujours aller dans ce sens.

      Dans bien des cas l’on arrive à saturation. Paris Lille, ou TLSE – MTPLR sont des tronçons où, en semaine, les camions se suivent d’un bout à l’autre. Dans beaucoup de villes les rocades et périph sont devenus des enfers.

      Même pour les trains passagers l’on se demande ce que l’on ferait si toutes ces nouvelles LGV rendent Montparnasse ou la gare de Lyon à saturation. Faudra-t-il construite de nouvelles en périphérie?

      Est-ce que la solution est à la construction de nouveau axes de communication, de nouvelles plates-formes logistiques, ou alors on cherche à développer un maillage plus restreint, où les échanges se feraient à échelle Locale (quand cela est possible).

      L’idée n’est pas de dire non à notre « Mondialisation », mais à la réfléchir un peu plus intelligemment, et en permettant que ce ne soit pas le seul choix de développement pour le monde qui vient.

      Alors si on ne fait rien, il n’y aura plus de place ni sur la route, ni dans les trains…si on continue il y aura toujours moins de terres pour cultiver, manger, et boire quelques bonne quilles de JAJA au bord de la plage, ou de whisky au coin du feu.

      Personellement, j’opte pour la réflexion. Je ne peux pas passer mes journées le nez au dessus d’un sol, l’étudier, le ressentir, faire des belles cartes, et de belles descriptions, pour que tout cela soit gâché dans un futur plus que très proche.

      La bise 😉

      P.S: Tu as mon mail pour le mois de Juillet!

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